Présentation de Jean Claude Becker, 
responsable de l'organisme et formateur consultant
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Mon  parcours professionnel et de formation  

Un parcours au croisement de l'éducation, du social et de la formation 

Mon parcours s’est construit progressivement à l’articulation de l’éducation spécialisée, des sciences humaines et sociales, de la formation, de l’accompagnement professionnel et de la recherche-action. Il associe une longue expérience de terrain à des formations universitaires et professionnelles, puis à des fonctions de formateur, consultant et accompagnateur VAE.


1978-1981: Apres mes années lycée chez les Jésuites ; j'entre à l'Université catholique de Lyon: obtention du Diplôme supérieur de psycho-pédagogie appliquée 

1985 – 1987 | UNIVERSITÉ DE STRASBOURG II  FORMATION UNIVERSITAIRE EN sciences humaines et sociales

Formation universitaire suivie en télé-enseignement à l’Université publique de Strasbourg, dans le cadre du régime local alsacien-mosellan.

Obtention de la Licence d’État de théologie, diplôme universitaire délivré par l’Université de Strasbourg.

Cette formation m’a notamment apporté des bases solides en philosophie, éthique, histoire, sciences humaines, analyse des textes et réflexion critique, langues anciennes (Latin, grec, hébreu) qui ont ensuite nourri mon approche des pratiques éducatives et sociales. Le diplôme a fait l'objet d'une dispense d'une année de formation en vue de l'obtention du diplôme d'éducateur spécialisé

Il s’agit d’un diplôme universitaire d’État délivré par une université publique, et non d’un diplôme privé ou d’un titre canonique.

1987 – 1989 | FORMATION EN COURS D’EMPLOI – ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ

Formation professionnelle suivie en cours d’emploi conduisant au Diplôme d’État d’éducateur spécialisé (DEES).

Cette formation a constitué le socle professionnel de mon activité dans les secteurs social, médico-social et de la protection de l’enfance, en articulant pratique de terrain, méthodologie éducative, travail institutionnel et apports des sciences humaines.

À PARTIR DE 1989 | EXERCICE PROFESSIONNEL DANS LE CHAMP SOCIO-ÉDUCATIF

Développement d’une expérience professionnelle dans différents contextes relevant de l’éducation spécialisée, de l’accompagnement social et éducatif, du médico-social et de la protection de l’enfance.

Au fil des années, cette pratique s’est enrichie de fonctions d’accompagnement des professionnels, de réflexion sur les pratiques institutionnelles et de participation à des démarches de formation et de professionnalisation.

DÉVELOPPEMENT DES FONCTIONS DE FORMATION ET D’ACCOMPAGNEMENT

Évolution progressive vers des fonctions de formateur, consultant, accompagnateur et intervenant en analyse des pratiques, avec une attention particulière portée à l’articulation entre les réalités du terrain, les savoirs issus de l’expérience professionnelle, les références théoriques en sciences humaines et sociales, la méthodologie, l’analyse critique et la recherche-action.

L’approche développée est volontairement pluridisciplinaire et transdisciplinaire. Elle mobilise notamment la sociologie, l’anthropologie, la psychologie, les sciences de l’éducation, la philosophie et l’éthique, sans application dogmatique d’un modèle théorique unique.

Formation de formateur d'adulte : effectuée au sein de l'organisme nationale AFORA (Agence de formation et de recherche appliquée" au sein de laquelle il fut successivement formateur stagiaire en formation, formateur consultant junior, formateur consultant sènior, et directeur adjoint  de l'antenne parisienne de ce même organisme 

2018 | AGRÉMENT DE FORMATEUR 

Obtention de l’agrément de formateur en Nouvelle-Calédonie – n° 2018/0052.

Développement d’actions de formation principalement destinées aux professionnels et aux institutions des secteurs social, médico-social, éducatif et de la protection de l’enfance.

FORMATION – RECHERCHE – ACTION

Développement de l’activité Formation – Recherche – Action, fondée sur une conception de la formation qui ne consiste pas seulement à transmettre des connaissances, mais à permettre aux professionnels de questionner leurs pratiques, d’analyser les situations complexes, de développer leur capacité de discernement, de confronter leur expérience aux apports théoriques et de construire des réponses adaptées aux réalités institutionnelles et humaines rencontrées.

L’activité comprend notamment la formation professionnelle, l’accompagnement des équipes, l'accompagnement à l'élaboration des projets d'établissement, l’analyse des pratiques, la recherche-action et l’accompagnement à la VAE.

ACCOMPAGNEMENT À LA VALIDATION DES ACQUIS DE L’EXPÉRIENCE – VAE

Développement d’une activité spécialisée d’accompagnement VAE, notamment dans le champ des diplômes du travail social et de l’encadrement.ICI expériences professionnels d'accompagnement VAE

L’accompagnement repose sur l’analyse de l’expérience réelle du candidat, l’identification des compétences développées, leur mise en relation avec les référentiels professionnels et la construction d’une réflexion argumentée sur les pratiques.

Cette activité a permis d’accompagner plus de vingt candidats ayant obtenu leur validation dès leur première présentation au jury.

AUJOURD’HUI

J’exerce comme éducateur spécialisé, consultant-formateur, accompagnateur VAE et intervenant dans le champ de l’analyse des pratiques et de la recherche-action.

Mon parcours professionnel et universitaire me conduit aujourd’hui à privilégier une démarche associant expérience de terrain, rigueur méthodologique, sciences humaines, analyse critique, éthique et recherche-action.

L’objectif est de proposer des formations et des accompagnements directement ancrés dans les réalités professionnelles, tout en donnant aux participants les moyens de penser leur pratique plutôt que d’appliquer mécaniquement des modèles ou des recettes professionnelles.


 Des situations  fondatrices de ma pratique et de ma posture

Un parcours au croisement de l'éducation, du social et de la formation 

Mon parcours s’est construit progressivement à l’articulation de l’éducation spécialisée, des sciences humaines et sociales, de la formation, de l’accompagnement professionnel et de la recherche-action. Il associe une longue expérience de terrain à des formations universitaires et professionnelles, puis à des fonctions de formateur, consultant et accompagnateur VAE.

Au fil des années, de nombreuses expériences ont enrichi ma démarche, structuré mes convictions et mes valeurs, mais aussi fait évoluer et affiné mes manières d’accompagner, d’éduquer et de former.

J’en analyse un grand nombre dans mon ouvrage récent, conçu sous la forme d’un essai narratif : non pas le récit linéaire d’un parcours professionnel, mais une réflexion à partir de situations vécues, de rencontres, de réussites, de difficultés et parfois de ruptures qui ont contribué à façonner ma pratique.

Parmi toutes ces expériences, j’en ai choisi ici trois qui demeurent particulièrement présentes dans ma mémoire. Très différentes les unes des autres, elles ont pourtant un point commun : chacune, à sa manière, m’a obligé à déplacer mon regard, à interroger mes certitudes et à faire évoluer ma conception de l'éducation, de la formation et de l'accompagnement 

mon ouvrage : clic ICI  

1ère   expérience éducative fondatrice: "dis moi qui tu es et je saurai mieux t'enseigner"..

À l’âge de 22 ans, je me suis retrouvé pour la première fois devant une classe d’élèves kanak de CM2, dans le Nord de la Nouvelle-Calédonie.

Je me souviens avoir été profondément déstabilisé. Que dire ? Quoi enseigner lorsque l’on ne connaît encore presque rien de la culture de ceux auxquels on s’adresse, de leur mode de vie, de leur langue, de leur environnement ou de leur manière d’apprendre ?

J’ai alors proposé aux élèves de faire un pacte :

« Tous les matins, pendant une heure, l’un d’entre vous prendra ma place. Vous allez m’apprendre quelque chose de votre vie, de vos coutumes, de votre langue, de votre environnement, de ce que vous connaissez et de ce qui est important pour vous. Et moi, à mon tour, je vous apprendrai à lire, à écrire et à compter. »

Ce pacte a fonctionné pendant toute une année.

Je n’ai jamais eu à imposer une quelconque discipline : il ne s’agissait plus seulement d’enseigner, mais de partager, d’écouter et d’apprendre les uns des autres.

Peu à peu, ce que les élèves m’apprenaient est aussi devenu une ressource pour construire mes enseignements. Leur environnement, leurs connaissances, leurs représentations et leurs expériences pouvaient servir de points d’appui pour concevoir une pédagogie davantage adaptée à leur manière d’apprendre.

Cette expérience fut ma toute première véritable expérience professionnelle. Elle a profondément marqué la suite de mon parcours et fut sans doute fondatrice dans mon choix de devenir éducateur spécialisé.

J’y ai découvert très tôt une conviction qui ne m’a plus quitté : on ne peut véritablement éduquer ou accompagner quelqu’un sans chercher d’abord à comprendre qui il est, ce qu’il sait déjà, d’où il vient et la manière dont il donne sens au monde qui l’entoure.


2eme  expérience éducative fondatrice: "si tu veux qu'on avance sors nous de notre quartier!" 

Au cours de mon activité d’éducateur spécialisé auprès du tribunal pour enfants de Bobigny, j’ai mené de nombreuses expériences éducatives. L’une d’elles fut particulièrement déterminante et contribua à forger une conviction qui ne m’a jamais quitté : croire que tout jeune, y compris celui que l’on considère comme le plus en difficulté, peut être capable de relever un défi dès lors qu’on lui en donne réellement l’occasion.

Je pratiquais alors ce que j’appelais des « expériences de rupture » : créer des situations qui sortent le jeune de son environnement habituel et de ses repères, afin qu’il soit confronté autrement à lui-même, aux autres et à un contexte qui lui est étranger.

Un jour, un juge me confie sept jeunes de 17 ans en me disant, en substance : « Faites quelque chose, car ils sont aux portes de la prison. »

Ne sachant pas encore ce que nous pourrions construire ensemble, je suis allé rejoindre ces jeunes dans leur cave, à La Courneuve, et leur ai rapporté les propos du juge. Les réactions furent d’abord particulièrement vives… Puis, une fois le calme revenu, l’un d’eux m’a lancé une phrase qui allait tout déclencher :

« Si tu veux qu’on avance, sors-nous de notre quartier. »

C’est ainsi qu’est née l’idée de partir en Afrique pour participer, avec des jeunes africains, à un chantier de construction d’une école maternelle, dans un village éloigné de la capitale.

Cette expérience fut véritablement initiatique, pour eux comme pour moi. Deux souvenirs, parmi beaucoup d’autres, en témoignent particulièrement.

À la fin du chantier, nous devions fabriquer les petits bancs destinés à la future école. En voyant que nous construisions des bancs pour deux élèves, l’un des jeunes s’est exclamé :

« Ce n’est pas bon ! Ils vont tricher, il faut séparer les places ! »

Je lui ai alors répondu en souriant :

« Cela fait plus de cinq ans que tu me répètes que l’école ne sert à rien, que les profs sont nuls… et voilà que, tout à coup, tu trouves l’école trop sérieuse pour qu’on puisse y laisser les élèves tricher ! Quel progrès ! »

Je crois que cette remarque spontanée fut, à elle seule, l’un des meilleurs critères d’évaluation de la réussite éducative de cette expérience.

Ce jeune ne connut jamais la prison. Il devint par la suite animateur de quartier.

Bien des années plus tard, alors que j’étais revenu vivre en Nouvelle-Calédonie, j’ai reçu une carte postale d’une maman. Elle avait longtemps cherché à me retrouver.

Son fils, qui faisait partie de ce groupe, venait de décéder dans un accident de mobylette alors qu’il se rendait à son travail. Il était devenu adulte, s’était marié et avait eu des enfants.

Elle voulait simplement que je sache ceci :

« Dans sa salle à manger, depuis des années, il avait accroché des images d’Afrique. Très régulièrement, il racontait à ses enfants les souvenirs de ce séjour. L’Afrique a transformé mon fils… »

Ces quelques mots m’ont profondément marqué.

Ils m’ont rappelé qu’en éducation, nous ne mesurons pas toujours immédiatement les effets de ce que nous entreprenons. Certaines expériences continuent leur chemin silencieusement, parfois durant toute une vie.

Cette histoire a renforcé une conviction essentielle dans ma pratique : un jeune ne peut jamais être réduit à ses difficultés, à ses actes ou au regard que les autres portent sur lui. Lui proposer un défi, lui faire confiance et lui permettre de découvrir qu’il peut être utile aux autres peuvent parfois ouvrir des possibles que personne n’imaginait

3eme  expérience de formation fondatrice: "Alors racontez moi..."

En 1996, une expérience professionnelle allait prendre pour moi une dimension que je n’avais évidemment pas anticipée.

Cette année-là, je venais moi-même de contracter le VIH et j’étais encore physiquement très affaibli. Au même moment, le cabinet de consultants dans lequel je travaillais reçut la demande d’un hôpital de province : former pendant trois jours des personnels médicaux et sociaux confrontés quotidiennement à l’accompagnement de personnes séropositives.

Mon employeur, Claudine Brissonnet, connaissait ma situation. Elle aurait pu décider à ma place que je n’étais pas en état d’assurer cette formation. Elle fit exactement l’inverse : elle me laissa choisir.

Elle me proposa de la conduire si je m’en sentais capable, tout en m’assurant qu’elle pourrait prendre immédiatement le relais si, à un moment quelconque, je ne pouvais plus continuer.

Cette manière de faire m’a profondément marqué : ne pas décider pour l’autre, ne pas l’enfermer dans sa fragilité, mais lui permettre de choisir, de prendre sa responsabilité tout en lui garantissant une sécurité. J’y reconnais encore aujourd’hui l’un des principes essentiels de l’accompagnement.

J’acceptai donc.

Je pris cependant une décision : ne rien dire aux participants de ma propre séropositivité. Je ne voulais pas que mon histoire personnelle envahisse la formation ni qu’elle modifie leur parole. Je voulais d’abord les entendre.

Lors du premier tour de table, les professionnels exprimèrent leur fatigue, leurs inquiétudes, parfois leur désarroi devant la souffrance des personnes qu’ils accompagnaient.

L’un d’eux m’interpella :

— Monsieur Becker, pouvez-vous imaginer que nous sommes quotidiennement en train de côtoyer la mort ?

Je lui répondis simplement :

— Non. Je ne peux pas prétendre savoir ce que vous vivez. Alors racontez-moi.

Cette phrase résume peut-être ce que cette expérience m’a appris.

Accompagner ne consiste pas d’abord à savoir à la place de l’autre. Il faut parfois accepter de ne pas savoir, renoncer momentanément à son expertise et créer l’espace dans lequel l’autre pourra mettre des mots sur ce qu’il vit.

J’aurais pu leur dire : « Mais si, je sais mieux que vous ce que représente cette maladie puisque je suis moi-même séropositif. Alors écoutez-moi. »
Je ne l’ai pas fait. Ce n’était pas mon choix. Mon expérience personnelle ne me donnait pas le droit de parler à leur place ni de prétendre connaître ce qu’ils vivaient quotidiennement auprès des malades. J’ai préféré les écouter et leur demander de me raconter leur expérience.
J’ai compris ce jour-là qu’une expérience, aussi forte soit-elle, ne donne jamais le droit de confisquer celle de l’autre.

J’étais venu pour former ces professionnels. Mais, une nouvelle fois, la situation renversait les places : avant de pouvoir leur apporter quoi que ce soit, il fallait que j’accepte d’être enseigné par leur expérience.

Et, tandis qu’ils me parlaient de leur confrontation quotidienne à la maladie, à la peur et à la mort, ils ignoraient que certaines de leurs paroles résonnaient en moi d’une manière très particulière.

Cette expérience a renforcé une conviction devenue centrale dans ma pratique : nos savoirs professionnels sont indispensables, mais ils ne prennent véritablement sens que lorsqu’ils rencontrent l’expérience vécue de l’autre.


Au service du Tribunal pour enfants de Bobigny (93) - 1989 - 1993

François, chef de service ; Martina; Francine et Anne ; une retrouvaille en juin 2017

Agence De formation et recherche appliquée -AFORRA- Paris et Aix-en-Provence - 1993 - 2005

Bruno,Brice et Claudine Brissonnet . Organisme de formation nationale - études et conseil - spécialisé dans le champ de l'éducation, du médico-social et de l'insertion (photo retrouvaille 2017!)

IFDEC 2013-2017 - Nouvelle Calédonie

Avec Julie Hadier-Labrissiere, directrice et Marie-Jeanne Ikauno , assistante

Conseil de la jeunesse DDEC - Nouvelle Calédonie 2013 -2018

2013 - 2018 - (Photo rassemblement à Pouebo - Mai 2018)

Mes références philosophiques  et mes auteurs de références

Image formation et recherche action
Des penseurs anciens et d'autres plus  modernes et contemporains

Spinoza

Notamment la philosophie pratique portant sur les valeurs conduisant à établir la distinction entre Morale et éthique dans le champ éducatif. (deux concepts souvent confondus) . "A l'opposition des valeurs "bien-mal", se substitue la différence qualitative des modes d'existences "bon- mauvais" - "utile-inutile" - Sera dit " bon" ou libre , raisonnable, fort celui qui s'efforce, autant qu'il est en lui, d'organiser les rencontres, de composer son rapport avec des rapports combinables et, par là, d'augmenter sa puissance. Sera dit "mauvais" ou esclave ou faible ou insensé celui qui va au hasard des rencontres, se contentant de subir les effets, quitte à gémir et à accuser chaque fois que l'effet subi se montre contraire et lui révèle sa propre impuissance" 

Pour inciter à lire , je citerai  Spinoza à travers l'un de ses autres propos:"Les pires tyrans sont ceux qui savent se faire aimer".

                                                                  Paul Ricoeur 

qui réjoint la pensée précédente sur l'éthique. Paul Ricoeur pose l'éthique comme antérieure  à la morale. 

  • "On entre véritablement en éthique, quand, à l'affirmation pour soi de la liberté, s'ajoute la volonté que la liberté de l'autre soit "

  • "Je définirais la visée éthique par les trois termes suivants : visée de la vie bonne, avec et pour les autres, dans des institutions justes."
                      
                                                                 Francis Imbert 
Agrégé de philosophie, docteur ès Lettres et Sciences humaines, est maître de conférences à l'Université de Créteil et psychanalyste. Francis Imbert a fondé, en Seine-Saint-Denis, le Groupe de recherche en Pédagogie Institutionnelle (GRPI). Je considère son ouvrage "la question de l'éthique dans le champ éducatif " comme une remise en question majeure de nos pratiques éducatives habituelles. C'est un ouvrage de référence majeure pour ma part.

«Le débat éthique concerne les propositions fondatrices du discours et des conduites qui y tiennent , alors que le débat moral concerne les " nécessités " ou "les pseudos-necessités" induites à tort ou à raison de ces principes fondateurs» 
  • " Le souci des règles est de conforter les liens et les bonnes formes, de répondre aux enjeux du "moi"  d'abord soucieux  de sécurité, de maîtrise pour soi  alors que la visée" éthique  articulée autour de l'inter-dit de la loi, confronte l'éducateur à l'ex-sistence du sujet, à la parole et au désir singulier" 
  • " Là où la morale lie, canalise , unifie , l'éthique délie, dénoue les habitudes , vise l'existence hors des moules et des empreintes" 
                                                                Alice Miller 
Doctoresse suisse en philosophie, psychologie, psychanalyste et chercheuse sur l'enfance. Son ouvrage " C'est pour ton bien" est édifiant . Elle y démontre , à travers de multiples exemples, "la tricherie bénéfique du vouloir du bien  pour l'autre"."Au nom "du vouloir du bien pour l'autre" voire même au nom de l'amour, y compris avec l'utilisation de  la bénédiction divine! ,   que n'a-t-on pas générer comme violence  et haine ! - 
On peut affirmer avec Bettelheim que " l'amour ne suffit pas"  et on peut constater , comme l'explique Alice Miller,  "à quel point nous pouvons aimer avec horreur et haïr avec un inextricable amour". Si l'on n'y réfléchit pas, l'amour, au lieu de conduire le jeune , risque de se laisser "éconduire" par lui." 
L'ouvrage de Bettelheim " la forteresse vide" est interessant pour l'approche de l'autisme.  

RENE GIRARD
Auteur remarquable concernant les mécanismes de la violence : deux ouvrages majeures 
  • la violence et le sacré 
  • les choses cachées depuis la création du monde 
     

Mes  publications d'ouvrages ou contribution 

le projet d'établissement de Jean Claude Becker

  • "Le projet d'établissement : comment  le concevoir et le formaliser" - ESF Collections sociales/Références - Collectif  Jean Claude Becker, Claudine Brissonnet, Bruno Laprie et Brice Minanan ( 3 rééditions ) 

  • Contribution à l'ouvrage " Toutes les clés des écrits professionnels  à l'usage des travailleurs sociaux " par Claudine Brissonnnet -  ESF - Les guides de l'intervention sociale 

Ouvrage plus récent : " Le nomade et le rayon vert" 

ICI communiqué de presse et interview télévisé


Homo-marié, croyant -catholique, educateur-formateur, est-ce compatible ?


Les experts et mes praticiens de référence

  • Claudine Brisonnet
  • Jean Pierre Rosenczveig
  • Jacques Ladsous
  • Michel chauviere
Claudine Brissonnet 
Elle fut directrice générale de l'organisme AFORRA [Agence de formation et de recherches appliquées] au sein duquel  j'ai été formé et j'ai exercé mon métier de formateur durant 13 ans. 
Claudine Brissonnet a un Doctorat en psychosociologie. Elle a conduit des études, des audits et de tres nombreuses formations dans la grande majorité des conseils généraux de France et DOM - dans les services ASE, sociaux, insertions  ainsi que dans d'innombrables associations poursuivant les mêmes missions. Apres quelques années passées aux USA , elle  rentre en France avec de nouveaux projets dont de nouvelles implications dans le champs medico socio educatifs et en publication litteraire".
Ce que j'ai appris et  retenu de Claudine Brisonnet en travaillant à ses côtés pendant près de 15 années! 

"l'objet de la formation c'est d'abord d'apprendre à penser "autrement"; c'est la plupart du temps la seule façon de gerer ou de trouver des solutions à toute difficulté ou probleme "

"Analyser ( ou penser) correctement ne prend pas plus de temps qu'analyser de façon erronée"

"Tout professionnel, y compris dans le travail social, doit conduire ses interventions avec des methodes et des outils adaptés; s'y refuser ,au nom de la croyance que tout passe exclusivement par la qualité d'une relation ( meme si celle ci s'avere indispensable), serait presomptueux, irresponsable pour ne pas dire dangereux"

"Ecrire professionnellement, c'est en permanence s'interroger sur la pertinence de ce que l'on ecrit au regard de la problematique que l'on est sensé traiter et /ou de la nature de la decision  qui doit etre prise "

Les publications de Claudinne Brissonnet


Jean-Pierre Rosenczveig,  
est un magistrat français. Il a été, de 1992 à 2014, le président du tribunal pour enfants de Bobigny où j'ai moi-même exercé mon métier d'éducateur spécialisé. 
En 1990, il enseigne à Paris-V René Descartes, Institut de psychologie sociale jusqu'en 2000 avant d'enseigner à l'Université Paris X, cours et séminaire de droit pénal des mineurs au sein du master 2 
L'ouvrage " le secret professionnel" devrait être entre les mains de tous les professionnels du social. De la même manière " les responsabilités en travail social" mérite d'être connu 

"Le droit  ne vient pas perturber  les professionnels sociales, il contribue à structurer leur développement par le rappel essentiel de leurs finalités et des garanties  que la société entend offir à leurs bénéficiaires. Il ne s'agit pas de rassurer mais d'affermir en appelant au sens des responsabilités qui a toujours été le moteur même de l'action sociale."
Les publication de Jean-Pierre Rosenczveig


Michel Chauvière ; 
Sociologue et politologue français. Ancien  formateur permanent dans un centre de formation d’éducateurs spécialisés, (notemment à l'IRTS Parmentier au sein duquel j'ai fait mes études) en même temps qu'il donnait des cours en sciences de l’éducation à l’Université de Paris VIII Vincennes.Sa thèse publié à travers l'ouvrage :  " Enfance inadaptée, l’héritage de Vichy" .

Le modèle social qui s’est imposé en France tout au long du XXe siècle, au prix de luttes parfois dures et longues, n’est pas le fruit du hasard : beaucoup d’intelligence et de pugnacité ont été nécessaires pour penser et mettre en œuvre une architecture pertinente du social, reposant sur quatre principaux registres interdépendants : les droits, les institutions, les actes de métier et les savoirs. Or depuis plusieurs décennies, ce modèle social historique perd régulièrement en légitimité et en effectivité. Les causes de cette régression ne sont pas seulement économiques ou financières, elles sont aussi politiques et idéologiques

"Aujourd'hui, l'enfant apparaît plus comme un problème qu'une chance"

Jacques Ladsous. 
Educateur Spécialisé et pédagogue. Un professionnel intervenant auprès des jeunes les plus en difficulté, les plus violents et en prenant une part active à toutes les réflexions et combats pour construire un vrai métier d'éducateur. Il a publié de nombreux ouvrages (une quiznaine) . Ce sont mes ouvrages de référence concernant l'éducation spécialisée  

Jacques Ladsous a été engagé au sein de l'Association nationale d'éducateurs de jeunes inadaptés (Aneji), organisation ancêtre de l'Ones, qui s'est battue pour faire reconnaître le métier d'éducateur spécialisé et émerger la convention collective de 1966. 

Animateur et ancien vice-président du conseil supérieur du travail social. Je retiens son questionnement majeur 

1er questionnement de Jacques L. :
 "La Nation, la Religion, l’Etat, les Communautés, l’Origine ethnique peuvent devenir des forteresses :  Le travailleur social comme le soignant peuvent-ils garder une neutralité fonctionnelle face à toutes ces forteresses ?"

2ème questionnement de Jacques L.:
"Face aux jeunes en très grandes difficultés ,  De quels outils disposons-nous pour les aider : éducation ou redressement ? Thérapie ou camisole chimique ? Classifications définitives, ou attentions apportées aux transformations toujours possibles ? Qui travaille, et comment,  avec ces enfants et ces jeunes là" ?

Les passions personnelles 


La passion du voyage , de la découverte des cultures et des civilisations 
       Depuis très jeune, le voyage a toujours contribué à mon développement personnel. 
  • D'abord en tant qu'accompagnateur de groupe de voyage: pendant les vacances scolaires métropolitaines puis  calédoniennes , j'ai participé à la conception et à l'accompagnement des voyages " découverte et aventure " au sein  de l'agence  "ADEO, les confins du monde. "J'ai ainsi accompagné les circuits tels que "La route de la Soie -Pakistan Chine" - Birmanie" - Laos Cambodge et bien d'autres (A titre indicatif l'agence ADEO est issue du département "voyage des auberges de jeunesse international" et  qui s'en est séparé pour devenir une SARL indépendant des auberges) 

  • Depuis quelques années , je poursuis désormais cette aventure du voyage  à titre privé
  • Mes voyages à travers le monde et qui m'ont appris à relativiser et à être moins auto-centré sur mon " territoire humain ; une conviction et une aventure partagées avec mon mari, Dan